A l'Affiche

A VOIR :

Débat télévisé SEGO / SARKO

Mercredi 2 mai à 21h00
retransmission en direct sur France 2 et TF1


Cliquez et Découvrez les 100 propositions


Cliquez sur la 1ère de couverture et retrouvez en exclusivité le premier chapitre du livre de Ségolène Royal

Info campagne


Jeudi 3 Mai à 19h00 - Dernier Meeting de campagne
au Grand-Palais de Lille (Parc des Expositions)
ouverture des portes à 17h30




> en cliquant ici, TOUS LES DEBATS, FORUMS ET REUNIONS A PARIS 

 



 

Remerciements

Cher(e)s Ami(e)s,

Merci à toutes celles et tous ceux qui ont participé avec enthousiasme à cette formidable campagne citoyenne.

Au soir du premier tour, nous savions que la bataille s’annonçait difficile. Au final, ce sont 17 millions de Français qui nous ont fait confiance. 17 millions de Français qui ont cru au modèle de société que Ségolène Royal leur proposait : plus juste, plus fraternel et plus solidaire. 

 Face à une droite unie, qui ne nous a rien épargné, face à la campagne de désinformation et de dénigrement systématique orchestrée par les plus influents soutiens de la droite, nous avons mené une campagne exemplaire. Une campagne participative à l’écoute des français, une campagne de terrain, une campagne enthousiaste. Nous pouvons être fiers du travail accompli.

Oui, « quelque chose s’est levé, qui ne s’arrêtera pas ! », comme l’a rappelé Ségolène Royal dimanche soir.

Oui, cette campagne a redonné le goût de la politique à des millions de Français.

Oui, un élan populaire est né, et cet élan nous nous devons désormais de le faire grandir.

Avec Ségolène Royal nous avons fait de la politique autrement. La parole que nous avons prise, nous allons la garder ! La confiance qui nous a été donnée, nous allons l’honorer avec détermination pour conduire le changement.  

Ce renouveau qui est en marche nous allons continuer à le construire ensemble, avec toutes les forces de progrès. Ce renouveau, nous allons le mettre en œuvre ensemble, avec Ségolène Royal, parce qu’elle connaît notre énergie inépuisable, parce qu’elle nous fait confiance pour relever cet immense défi.

Rien ni personne ne pourra nous empêcher de construire enfin ce Désir d’Avenir que nous souhaitons pour notre pays. Le courage et la force de Ségolène Royal ne nous quitteront pas, nous avons un devoir de victoire et nous en sommes certains : elle nous y mènera !

Amitiés

Le Comité local Désirs d’Avenir Paris 9

Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /Mai /2007 06:28

Les ministres passent, le trou de la Sécu demeure

Par Eric FAVEREAU
Libération QUOTIDIEN : mardi 29 mai 2007

Quand il avait quitté son poste de ministre de la Santé, en janvier, pour cause de campagne présidentielle, Xavier Bertrand avait répété qu'il laissait la «maison» en bon état. Et que surtout, grâce à la réforme de l'assurance maladie, la Sécu allait de mieux en mieux. Finis donc les trous... à répétition. Patatrac. La nouvelle ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, à peine installée dans les murs de l'avenue de Ségur, voilà que le comité d'alerte sur les dépenses d'assurance maladie tire fortement la sonnette d'alarme. En demandant «avant le 1er juin, au gouvernement et à l'assurance maladie de plancher sur des mesures de redressement des comptes de la branche maladie de la Sécurité sociale», dont la dégradation s'accélère.

Le comité d'alerte ­ qui doit rendre son avis aujourd'hui ­, est une structure indépendante composée d'experts. Sa mission est très officielle : il s'agit d'alerter le gouvernement, les caisses de Sécurité sociale et le Parlement en cas de risque de dépassement d'au moins 0,75 % de l'objectif de dépenses de l'assurance maladie (Ondam) voté chaque année. Et c'est donc, déjà, le cas. Avant-hier, sur Europe 1, Roselyne Bachelot a reconnu que le dépassement s'élèverait à environ 2 milliards d'euros.

Pas de déremboursement.  «Le déclenchement de la procédure d'alerte ne sera pas un drame», a déjà tenté de nuancer le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth. Tout en écartant une loi de financement de la Sécurité sociale rectificative en juillet, Eric Woerth a prévenu qu'il faudra prendre des mesures. Dans un premier temps, le gouvernement et l'assurance maladie pourraient choisir la voie réglementaire, et diminuer le taux de remboursement des patients qui choisissent de se soigner sans recourir à leur médecin traitant, ou modifier les tarifs de spécialités médicales. Roselyne Bachelot a en revanche écarté tout déremboursement de médicaments.

Et quid de la mesure choc, à savoir l'instauration de franchises médicales, voulue par le candidat Sarkozy ? Ce dernier avait proposé durant la campagne présidentielle un système de quatre franchises non remboursées par la Sécurité sociale sur «les premiers euros annuels» dépensés en examens biologiques, en médicaments, visites médicales et hospitalisations. Roselyne Bachelot a indiqué que ces franchises seraient inscrites dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008, qui sera présenté en septembre. «Dans ce qui avait été imaginé par Nicolas Sarkozy, les franchises annuelles devaient s'élever à 10 euros par secteur et par foyer» , a expliqué la ministre. Mais il ne s'agit que d'une «maquette de réflexion» .

Réactions inquiètes. Sur ce point, le gouvernement va avoir, en tout cas, du mal à convaincre. Il y a déjà eu les réactions inquiètes du haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch. Hier, selon un sondage CSA, paru dans le Parisien, une majorité de Français (61 %) se disent opposés à ces franchises. Et même le très libéral président de la Confédération des syndicats de médecins (CSMF), le docteur Michel Chassang critique cette mesure : «La franchise médicale a deux inconvénients : le premier, c'est qu'elle risque de retarder l'accès aux soins des plus démunis. Et le second, c'est que ces franchises seront de toute façon largement insuffisantes pour équilibrer les comptes.»
Par Marc Pierre Mancel - Publié dans : la campagne en articles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /Mai /2007 06:27

La seconde mort de Guy Môquet

Par Marie LAVIN
Libération QUOTIDIEN : mardi 29 mai 2007
Par Marie Lavin agrégée d'histoire.

Il faut méconnaître l'enseignement pour défendre la lecture de la dernière lettre de Guy Môquet, le même jour, à la même heure dans toutes les écoles. Et pourtant cette lettre me bouleverse chaque fois que je l'écoute, même si je n'écrase pas une larme feinte pour la caméra. Eduquer ce n'est pas faire lire un texte à la rentrée, le jour où les élèves sont tout à leurs retrouvailles amicales. On imagine le sort réservé à cette lecture, les « encore Guy Môquet, comme tous les ans !!! », et les jeunes échangeront des souvenirs de plage en rigolant : ce sera la deuxième mort de Guy Môquet.

Si on veut garder à cette lettre son exemplarité, c'est en classe qu'il faut la lire, en cours d'année, dans son contexte qui sera expliqué par les enseignants. Si le président de la République veut, et il a raison, donner aux jeunes Français des exemples de courage et de valeurs morales, que ne met-il lui-même sa vie en accord avec lesdites valeurs ? Mesure-t-il l'effet désastreux de ses premiers jours de présidence sur les jeunes ? Le choix d'un hôtel de luxe, d'un yacht prêté par un ami richissime, l'étalage de vêtements de marques coûteuses (alors que, dans nos établissements scolaires, on lutte au quotidien pour expliquer que la marque ne fait pas l'homme)... La propre femme du président qui ne se déplace pas pour voter alors qu'on leur explique en classe que voter est un devoir civique et une chance que tant de pays n'ont pas. Alors plutôt qu'une lecture un jour par an, il serait formateur que les adultes qui assument de hautes responsabilités donnent, au quotidien, l'exemple de la dignité et de la morale.

Par Marc Pierre Mancel - Publié dans : la campagne en articles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /Mai /2007 06:25

Militants et sympathisants socialistes craignent une défaite en juin et espèrent une refondation du parti.

Par Olivier BERTRAND, Haydée SABERAN, François GAYTTE
Libération QUOTIDIEN : mardi 29 mai 2007
(à Lyon), (à Lille)

Ils redoutent une rouste aux législatives. Après la défaite de Ségolène Royal, ils sont pour le renouvellement au sein du PS. Militants et sympathisants socialistes demandent surtout à leurs leaders de serrer les rangs. Au moins jusqu'aux élections des 10 et 17 juin.

La peur de la vague bleue 

Jean-Luc Poteau, technicien de maintenance, ancien syndicaliste chez Alstom, ne se fait guère d'illusions : la vague bleue, ce militant socialiste du Pas-de-Calais la voit arriver «comme un raz de marée». La raison : «On dirait qu'aux sorties d'usines on a peur d'aller vers les gens. Les gens de l'UMP organisent des rencontres dans les cafés. Avant, c'était la gauche qui faisait ça ! La classe ouvrière est en train de se faire avoir par un président qui fait du jogging.» Egalement militant PS, Rabah Mezine, ex-contrôleur de gestion à la filature Saint-Liévin de Wattrelos (Nord) aujourd'hui fermée, fait un diagnostic similaire : il voudrait que la gauche aille «au feu», qu'elle «combatte le discours utopique de la droite. Quitte à perdre une élection pour mieux la gagner ensuite. Avec nos valeurs, sans s'être compromis». D'autres mettent en cause les polémiques entre éléphants dans la défaite qu'ils pressentent, tel Benoît Delhaye, un ingénieur lyonnais : «J'y croyais malgré la défaite à la présidentielle, jusqu'aux différentes déclarations venues de notre camp.» Michèle, enseignante dans le Var, y croit toujours : «ça va être dur, mais je ne pense pas à une déroute totale.» Son souhait le plus ardent : que les militants de gauche aillent voter. «Sarkozy veut l'ouverture ? Autant aller jusqu'au bout en lui donnant une cohabitation.» 

L'envie du renouvellement 

Chez le militant ou l'électeur socialiste, la demande est unanime : le PS a un besoin de changement de têtes. Royal n'y est pas étrangère. L'ex-candidate est souvent citée pour prendre les rênes du parti, mais il en est qui préfèrent Dominique Strauss-Kahn. «Le repositionnement de Ségolène Royal pour reprendre le parti me paraît étonnant, explique Benoît Delhaye. La campagne s'est faite en partie à côté du PS, ce qui a été plutôt étrange à vivre. [...] DSK me paraît le mieux placé pour relever ce défi.» Même avis chez Antoine, attaché territorial à Lyon qui rêve d'un ticket DSK-Royal : «DSK s'est déclaré disponible pour mener une rénovation. Il est plus légitime que Fabius car il est prêt à une rénovation en profondeur, sur les idées et sur le fonctionnement du parti. Si deux doivent s'entendre, ce sont Ségolène Royal et lui. Ségolène aurait tort de vouloir faire sans DSK.» 

Même dans le Nord et le Pas-de-Calais, qui sont parmi les dernières bases ouvrières du parti et où on a l'habitude de suivre les chefs avec discipline, certains réclament du neuf. Jean-Luc Poteau pense qu'avant de changer la vie le PS doit changer tout court, «faire le ménage». «Je n'ai rien contre les personnes âgées, mais bientôt on n'aura pas des éléphants mais des mammouths. Il devrait y avoir une date de péremption, 65 ans.» Il préfère DSK : «C'est un économiste, il sait de quoi il parle.» Alexis, technicien lyonnais, penche pour Royal, qu'il faut suivre «au moins jusqu'aux municipales de l'an prochain». «En revanche, ajoute-t-il, je pense que Fabius a fait son temps.» 

Brice, 25 ans, étudiant en droit et ancien adhérent socialiste dans les Alpes-Maritimes, souhaite surtout que Strauss-Kahn prenne la tête du parti et l'amène «vers la social-démocratie». Quant à Michèle, la Varoise, ancienne militante, elle juge que le PS «n'a pas besoin de leader». Ou presque. Elle lance un nom, un petit nouveau qui aurait sa place dans une gestion collégiale : «Je verrai bien Vincent Peillon prendre la succession de François Hollande.» 

La fin de la guerre des roses 

Mais ce que les militants et sympathisants socialistes exigent, c'est que leurs dirigeants jouent la carte de l'union. Le Lyonnais Alexis se veut optimiste : «Je suis peut-être un naïf, mais j'ai vraiment eu l'impression que tout le parti était derrière Royal les deux derniers mois. Il y a bien sûr ceux qui l'ont suivie par contrainte et ne veulent pas rester derrière elle comme des Bisounours, mais au niveau des militants on ne veut pas de déchirures.» L'autre Lyonnais, Antoine, ne se fait pas trop de souci : «On a toujours un parti, un premier secrétaire, une équipe, des fondamentaux. Mais si nous voulons rénover nos idées, notre programme, il faut en finir avec les synthèses comme celle qui a suivi le référendum européen.» Le Nordiste Rabah Mezine a constaté, lui, «des guéguerres de chefs» qui ont «déçu la base». Ce qui l'intéresse, c'est le fond. «Il faut ancrer le discours à gauche, rebâtir les fondations».

De la situation au PS, Michèle, l'enseignante, n'en a cure : «Il faut une équipe, des gens compétents qui proposent des idées. Il faut réunir les différentes sensibilités du parti.» José, enseignant en Ile-de-France, est plus virulent. Pour lui, l'unité affichée «n'est qu'une façade. Ils roulent tous pour eux-mêmes.» «DSK, Fabius, Royal, Hollande, on sait que ce n'est pas l'entente parfaite, résume une étudiante de Toulouse, mais il faut qu'ils restent unis, comme pendant la présidentielle.» Et de conclure : «Ce sont les chevaux de tête.»

Par Marc Pierre Mancel - Publié dans : la campagne en articles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 28 mai 2007 1 28 /05 /Mai /2007 17:32

La socialiste dénonce les mesures d'un président «contraint de reculer».

Par Laure ESPIEU
Libération QUOTIDIEN : lundi 28 mai 2007
Charente-Maritime envoyée spéciale

Ségolène Royal est entrée en campagne. Elle ne se représente pas aux législatives. Mais, pour ce premier déplacement officiel depuis son échec à la présidentielle, c'est sur ses terres, en Charente-Maritime, qu'elle est allée soutenir, samedi, les candidats socialistes. «Quelque chose de très fort s'est levé. Je ne veux pas que cette énergie retombe. Je veux que les gens sentent que je suis là, solide, et qu'il y aura une suite», répète-t-elle.

Lapsus. Sur le marché de Saintes, c'est la guerre des parapluies. Tailleur et parka rouge siglée «Poitou-Charentes», la région qu'elle préside, Royal affronte les trombes d'eau avec le sourire. Sous les encouragements. Pas prête cependant à aller au-delà du rôle qu'elle s'est fixé : «Ce n'est pas moi toute seule qui fais la campagne. J'ai dit que j'étais disponible ; quand je suis sollicitée pour des meetings, je viens. Mais ce n'est pas un troisième tour.» Et pourtant, à deux reprises le même lapsus lui fera confondre législatives et présidentielle.

A La Rochelle, elle embarque la presse sur un chalutier baptisé ­ coïncidence ? ­ Les Deux Tours et prend la barre. L'ambiance est à la blague, et les questions sont plus directes : «Madame Royal, quand est-ce qu'on vous voit piloter le PS ?» Mais l'ex-candidate n'en dira pas plus. «C'est prématuré comme question. Les législatives donnent lieu à beaucoup de petites phrases, je ne veux pas participer à ça.» Aucune «diversion», donc, avant le scrutin des 10 et 17 juin, «enjeu démocratique majeur». «Les divisions, les petites méchancetés, les gens n'en peuvent plus. Ça continue, il faut que ça s'arrête. Chacun a bien vu ce qui s'était passé.» Et, à ceux qui ont trouvé François Hollande bien solitaire jeudi à Bordeaux pour le lancement de la campagne socialiste, elle répond qu'elle n'est pas «une machine». «Quand un sportif fait les Jeux olympiques, il se repose plusieurs mois. Moi, je n'ai pris que quelques jours.» 

«Mensonges». Sa pugnacité, Royal la réserve à Nicolas Sarkozy. «Les gens vont se rendre compte petit à petit qu'ils ont été floués sur un certain nombre de propositions qui sont intenables», prédit-elle. Dans le collimateur, la déduction d'intérêts d'emprunts sur l'achat d'une résidence principale, dont le champ des bénéficiaires a été nettement réduit. Mais aussi la question du service minimum, sur laquelle le gouvernement est «contraint de reculer» après les premiers contacts avec les organisations syndicales. Recul aussi sur la Turquie, avec laquelle Sarkozy avait annoncé qu'il interromprait toute négociation au sujet de son entrée dans l'Union européenne dès son élection : «Il savait que c'était intenable.» «Il y a eu des mensonges, souligne-t-elle. Il va pouvoir faire illusion quelques semaines, mais on voit que ses promesses ne correspondent à rien.» 

Et puisqu'elle appelle les Français à être exigeants, elle donne elle-même l'exemple. Sur les mesures annoncées pendant la campagne, et qui peuvent désormais être prises par décret, elle réclame «un passage à l'acte avant les législatives». En particulier concernant la création de postes dans les hôpitaux, les moyens supplémentaires promis à l'enseignement supérieur et à la recherche, la revalorisation des bas salaires et des petites retraites ou la réglementation touchant aux parachutes dorés. «Je demande que le débauchage des personnalités à gauche ne serve pas uniquement à jeter le trouble, lâche-t-elle. Si ces ouvertures sont réelles, il faut que les textes soient prêts avant le premier tour.» 

Par Marc Pierre Mancel - Publié dans : la campagne en articles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 28 mai 2007 1 28 /05 /Mai /2007 16:18

REUTERS : lundi 28 mai 2007

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal reproche à Nicolas Sarkozy de ne pas prendre rapidement des mesures qui pourraient être mises en place sans attendre l'installation d'un nouveau parlement issu des élections législatives.

"Je crois qu'il y a des décisions qui devraient être prises très rapidement dans des domaines qui ne relèvent pas du pouvoir législatif", a déclaré sur France 2 l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle.

Ségolène Royal a ainsi pris deux exemples, celui de l'hôpital et celui des OGM.

"On sait qu'il y a un certain nombre de besoins très aigus dans l'hôpital, dans les structures qui accueillent des personnes handicapées ou des personnes âgées. Moi, je veux qu'avant le premier tour des élections législatives (le 10 juin) des décisions concrètes soient prises (...) pour que les engagements pris soient rapidement tenus", a-t-elle dit.

"Je souhaite qu'il y ait un moratoire sur les OGM. L'Allemagne vient de prononcer ce moratoire parce qu'il y a un problème et donc le principe de précaution doit être apporté si l'on veut protéger à la fois l'environnement, mais aussi l'alimentation, donc la santé publique", a-t-elle ajouté.

Ségolène Royal a estimé que le rôle de l'opposition était "de surveiller, de proposer et aussi de s'opposer", et a appelé les électeurs à voter pour la gauche aux législatives afin de "mettre en place des contre-pouvoirs, de mettre en place une opposition nouvelle, sans esprit de revanche mais aussi sans fatalisme".

"Je jugerai et nous jugerons sur les actes", a-t-elle déclaré, en critiquant le caractère "injuste" et la "dangerosité" de certaines réformes engagées, comme le bouclier fiscal- "350 millions d'euros distribués aux 15.000 contribuables les plus riches"- et la "remise en cause du contrat de travail".

Par Marc Pierre Mancel - Publié dans : dépêches
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 26 mai 2007 6 26 /05 /Mai /2007 16:25

REUTERS : samedi 26 mai 2007

LA ROCHELLE, Charente-Maritime (Reuters) - Ségolène Royal a fait en quelque sorte sa rentrée politique samedi à La Rochelle en dénonçant les "mensonges" de Nicolas Sarkozy et en regrettant qu'un certain nombre d'électeurs aient été floués.

"Il y a eu des mensonges tenus par Nicolas Sarkozy", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse à la mairie de La Rochelle, où elle était venue soutenir des candidats du Parti socialiste et du PRG aux élections législatives.

"Sur ces quelques semaines seulement il va pouvoir faire illusion, sauf qu'au vu de la gestion des premiers dossiers on voit que les promesses ne correspondent à rien et ont été faites, pour un certain nombre d'entre elles, uniquement pour gagner des voix", a ajouté Ségolène Royal, qui était restée silencieuse dans les médias depuis sa défaite le 6 mai.

Pour elle, "le moment de vérité arrivera pour Nicolas Sarkozy" parce que "les gens vont se rendre compte qu'ils ont été floués petit à petit par un certain nombre de propositions qui sont intenables".

Par exemple, "un certain nombre de gens se sont faits avoir lorsqu'ils imaginaient que du jour au lendemain ils allaient pouvoir obtenir des déductions d'intérêts sur les emprunts immobiliers", a ajouté l'ancienne candidate du PS à l'Elysée.

Parmi ces Français "floués", elle a évoqué les personnes âgées qui ont voté pour Nicolas Sarkozy en raison de la promesse d'allégement sur les droits de succession alors que dans "75% des cas il n'y a aucun droit perçu" ou "ceux qui ont acquis leur résidence principale il y a quelques mois et qui pensaient pouvoir bénéficier de déductions de leurs intérêts d'emprunts".

"C'est la même chose pour le service minimum", a-t-elle estimé, faisant valoir qu'après avoir pris contact avec les organisations syndicales le président Nicolas Sarkozy a été contraint de constater "qu'une réforme comme celle-ci aussi brutalement qu'il l'avait promise est impossible".

Aux yeux de Ségolène Royal, les promesses déjà non tenues incluent la candidature de la Turquie à l'Union européenne.

A ce propos, Nicolas Sarkozy a fait "une promesse qu'il savait intenable", c'est que "dès son élection il interromprait les négociations avec la Turquie".

"A peine son voyage à Bruxelles s'est-il passé qu'il a été aussi obligé de reculer", a-t-elle dit ajoutant que le chef de l'Etat "n'a aucun pouvoir pour arrêter du jour au lendemain les négociations au long cours et qui ont engagé dans la quinzaine d'années qui sont devant nous la parole de la France".

Ségolène Royal a mis au défi Nicolas Sarkozy de prendre avant le premier tour des élections législatives, le 10 juin, des décisions ne relevant pas du pouvoir législatif, notamment sur les postes supplémentaires promis par le Premier ministre concernant l'hôpital ou sur les "moyens supplémentaires pour l'enseignement supérieur et la recherche, et l'éducation".

Elle y a ajouté "la revalorisation des bas salaires et l'augmentation des petites retraites" au nom de "la cohérence entre les discours et les actes".

Par Marc Pierre Mancel - Publié dans : la campagne en articles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 26 mai 2007 6 26 /05 /Mai /2007 14:21

Ségolène Royal a lancé samedi un appel à la mobilisation pour les élections législatives aux 17 millions d'électeurs qui ont voté pour elle au second tour de la présidentielle.

 Par Liberation.fr

LIBERATION.FR : samedi 26 mai 2007

 Ségolène Royal a lancé samedi un vibrant appel à la mobilisation pour les élections législatives aux 17 millions d'électeurs qui ont voté pour elle au second tour de la présidentielle.

"Je veux lancer ici à La Rochelle, dans ma région, un message de mobilisation aux électeurs. Il faut que les 17 millions d'électeurs qui m'ont donné leur voix viennent voter", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charente lors d'un point de presse à la mairie de la Rochelle, en marge d'un déplacement de soutien aux candidats aux législatives.

Ségolène Royal, qui a reconnu avoir entendu parler de démobilisation, a rappelé que "les électeurs ne doivent pas rester chez eux".

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, qui est peu apparue en public depuis sa défaite le 6 mai face à Nicolas Sarkozy, a estimé que le mouvement qui s'est déclenché autour de sa candidature à l'Elysée ne devait pas s'arrêter.

"Il est important que ce mouvement de fond qui s'est lancé aux présidentielles, cette énergie, cet enthousiasme se transforment aux législatives", a-t-elle dit. "Quelque chose s'est déclenché qui ne doit pas s'arrêter", a-t-elle ajouté.

Ségolène Royal a dit voir dans le scrutin législatif des 10 et 17 juin "un enjeu démocratique majeur pour que tous les pouvoirs ne soient pas dans les mêmes mains", allusion à une possible victoire écrasante de l'UMP prédite par les sondages.

"PETITES PHRASES"

Au cours de son déplacement, Ségolène Royal a noté que "les législatives donnent lieu à des petites phrases" mais qu'elle ne voulait "participer à cela", invoquant un nouveau style.

"Les gens n'en veulent plus, ça continue et il faut que ça s'arrête", a ajouté la député des Deux-Sèvres, sans donner toutefois d'exemple précis de dissonances entendues au sein du Parti socialiste quant à la campagne législative.

La candidate du PS à la présidentielle a indiqué que "ce n'est pas moi toute seule qui fais campagne. J'ai dit que j'étais disponible pour les meetings mais ce n'est pas un troisième tour".

Questionnée sur son absence à Bordeaux mercredi au côté de son compagnon, le Premier secrétaire du PS, François Hollande, lors du lancement de la campagne pour les législatives du parti, Ségolène Royal a répondu qu'elle n'est pas "une machine".

"Quand un sportif fait les JO, il se repose plusieurs mois, moi je n'ai pris que quelques jours de repos", a-t-elle ajouté.

Dans la matinée, Ségolène Royal avait parcouru les marchés romanesques à Saintes (Charente-Maritime), puis pris un instant symboliquement la barre du chalutier "Entre les deux tours" faisant le tour du port de La Rochelle.

Ségolène Royal devait ensuite visiter des entreprises de la ville bénéficiaires des bourses tremplins du Conseil régional de Poitou-Charente créées en 2004 et permettant d'aider à la création de sa propre activité.

Par Marc Pierre Mancel - Publié dans : la campagne en articles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus